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Tout savoir sur le glaucome pigmentaire

photo d'une jeunne fille de près

Le glaucome est une pathologie oculaire liée à la destruction progressive du nerf optique. En général, celle-ci est causée par une pression trop élevée dans l’œil. Il existe plusieurs types de glaucomes : à angle ouvert, à angle fermé, néo vasculaire, congénital, chronique mais aussi… pigmentaire. Aujourd’hui, on s’intéressera au glaucome pigmentaire.  

Comprendre le glaucome pigmentaire

Syndrome de dispersion pigmentaire et glaucome pigmentaire

Le glaucome pigmentaire (GP) est un glaucome secondaire à « angle ouvert ». On parle alors de  neuropathie* optique dite « glaucomateuse » liée à un syndrome de dispersion pigmentaire (qu’il soit récent ou non).

Ce syndrome de dispersion pigmentaire serait lui-même lié à « une configuration particulière de l’iris », comme le rapporte le site d’information sur le glaucome. Selon la Presse Médicale, ce syndrome survient avec la « libération de pigment, provenant de l’épithélium postérieur de l’iris, qui se disperse et se dépose sur tous les éléments du segment antérieur du globe oculaire. »

Le saviez-vous ? 5 à 10 % des patients atteints d’un syndrome de dispersion pigmentaire pourraient développer un glaucome dès l’âge de 5 ans. A 15 ans, le pourcentage atteindrait les 15 % !

*Neuropathie : anomalie ou pathologie liée aux nerfs.

L’impact du glaucome pigmentaire

Selon les docteurs E. Blumen Ohana et J.P Nordmann, le glaucome pigmentaire « touche volontier le sujet jeune avec parfois des conséquences anatomo-fonctionnelles non-négligeables ». Ce type de glaucome pourrait davantage toucher les jeunes hommes atteints d’une myopie.

photo d'un homme de près qui sourit

Il peut arriver que certains patients se plaignent de céphalées et présentent d’autres signes oculaires, « notamment après un effort sportif », rapportent les spécialistes. Cliniquement-parlant, on peut également observer « une dispersion pigmentaire associée généralement à une hypertonie oculaire* et à une atteinte de la papille optique de type glaucomateux ». Lorsque l’on évoque le glaucome pigmentaire, on parle alors d’un glaucome « hypertonisant oculaire avec des variations pressionnelles importantes ».

Chez la personne âgée, un équilibre pressionnel serait moins difficile à atteindre.  

Le saviez-vous ? En Occident, le GP représente 1 à 1,5 des cas de glaucome. Il constitue toutefois la cause la plus courante de glaucome secondaire chez le jeune adulte. **

*Hypertonie oculaire : augmentation anormale de la pression située dans le globe oculaire.

**Source : La Presse Médicale.

Glaucome pigmentaire : quelle prise en charge ?

photo d'un homme agé souriant

L’iridotomie périphérique et le glaucome

L’iridotomie périphérique consiste à réaliser un petit trou au laser au sein de l’iris afin de restaurer un équilibre entre la partie antérieure et postérieure de l’œil. Comme l’indique L’Institut du Glaucome de Nantes, cela ne fera pas diminuer la PIO (Pression Intra-Oculaire).
En revanche, cette pratique cherche à « éviter les risques de glaucome aigu (montée rapide et très importante de la pression intra oculaire secondaire au blocage des liquides dans l’œil). Le but du traitement est donc de rétablir la circulation des liquides dans l’œil, afin de dégager, d’ouvrir l’angle iridocornéen et donc permettre aux liquides d’accéder au trabéculum* afin de sortir de l’œil. »

Aussi, cette intervention est pratiquée dans un but préventif car même sans glaucome, il existerait un risque conséquent de fermeture de l’angle irido-cornéen, « et à plus forte raison si une fermeture de l’angle est constatée. »

*En effet, le trabéculum sert de « filtre » chargé d’évacuer l’humeur aqueuse, un liquide situé dans l’angle iridocornéen et continuellement renouvelé. Ce liquide incolore joue un rôle essentiel en régulant la PIO. 

La trabéculoplastie dans la prise en charge du glaucome pigmentaire

photo d'un regard rigolot d'une jeunne femme

Concernant le glaucome pigmentaire, la trabéculoplastie par laser argon aurait porté ses fruits, notamment auprès de jeunes patients.

La trabéculoplastie est une intervention au laser que l’on peut utiliser afin de faire baisser la pression oculaire lorsqu’un patient présente un glaucome chronique.

Comme le note le Comité de la Société Française du Glaucome, la trabéculoplastie a pour vocation d’appliquer des « impacts de laser directement sur le trabéculum pour faciliter l’évacuation de l’humeur aqueuse hors de l’œil ».

Le site d’information sur le glaucome rappelle que cette intervention peut se révéler efficace auprès des personnes atteintes d’un glaucome pigmentaire. Elle rappelle toutefois que la trabéculoplastie est susceptible d’être « suivie de pics pressionnels importants et difficiles à juguler. » C’est pour cela qu’une « adaptation du niveau d’énergie et du nombre d’impacts doit être réalisée ».

Aussi, les docteurs E. Blumen Ohana et J.P Nordmann soulignent aussi que l’efficacité du traitement diminuerait avec le temps.

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