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Semaine mondiale du Glaucome : l’importance du dépistage

photo d'oeil de pres

À l’occasion de la semaine mondiale du Glaucome, plusieurs experts et organisations internationales se réunissent cette année encore afin d’attirer l’attention sur cette pathologie oculaire méconnue. Pourtant, celle-ci est largement répandue. Qu’est-ce que le glaucome et pourquoi faut-il se faire dépister le plus tôt possible ? Comment prévenir la maladie ? Cet article vous apportera ici quelques éclairages.

Le glaucome : une pathologie oculaire

Définition et origines de la maladie

Le glaucome est une pathologie oculaire qui détruit progressivement le nerf optique. Très souvent, une pression oculaire anormalement élevée dans l’œil est à l’origine de la maladie. On parle alors d’hypertonie oculaire.

Il existe plusieurs types de glaucome (à angle ouvert, à angle fermé, congénital, néo vasculaire ou encore pigmentaire). Le glaucome chronique « à angle ouvert » est le plus répandu des glaucomes (il représente 90 % des cas). Ici, la progression de la pression intraoculaire est causée par une baisse ou un ralentissement du liquide se trouvant entre la cornée et le cristallin (humeur aqueuse).

Le saviez-vous ?

Près de 30 % des cas de glaucome sont héréditaires.

Le vieillissement représente l’un des premiers facteurs de risques concernant le glaucome. Cette maladie peut également être causée par d’autres facteurs tels que les antécédents familiaux liés au glaucome ou à d’autres problèmes de santé (diabète, hypertension artérielle, apnées du sommeil, myopie). La prise de corticoïdes sur le long terme peut également être un facteur de risque.

Le glaucome : une maladie asymptomatique ?

Le glaucome évolue insidieusement et silencieusement, sans symptômes particuliers. En effet, le patient atteint de glaucome ne ressent pas nécessairement de douleur. En général, lorsque la maladie n’a pas atteint un stade avancé, le glaucome reste asymptomatique.

En revanche, lorsque le glaucome atteint un certain stade, des douleurs aux yeux peuvent apparaître ainsi qu’une sensation de brouillard visuel se manifestant par intermittence. Par ailleurs, une diminution de la vision latérale peut être observée.

Des douleurs chronique à la tête, à l’arrière de l’œil, des yeux larmoyants ainsi qu’une vision floue peuvent également alerter. Dans le cas d’un glaucome à angle fermé, une douleur importante peut se manifester (en plus d’une évolution brutale de la tension oculaire).

Pourquoi faut-il se faire dépister ?

photo d'une femme chez l'ophtalmologue

Une maladie encore méconnue

De nombreuses personnes présentent un glaucome à un stade plus ou moins avancé et l’ignorent. Selon l’INSERM, « Environ 800 000 personnes sont traitées en France mais 400 000 à 500 000 présenteraient la maladie sans le savoir ». Et pourtant, cette maladie toucherait entre 1 et 2 % de la population âgée de plus de 40 ans (le pourcentage évolue à 10 % pour les personnes de plus de 70 ans).

Le saviez-vous ?

En France, près d’un million de personnes sont atteintes d’un glaucome.

De même, si le vieillissement est un facteur de risque important, le glaucome peut toutefois survenir à tout âge. Il est donc important de se faire dépister le plus tôt possible car un dépistage précoce peut enrayer les conséquences néfastes d’un glaucome qui a atteint une forme grave.

Les conséquences d’un glaucome

Après la DMLA, le glaucome est la deuxième cause de cécité au sein des pays dits développés. Le glaucome impacte la vision latérale (ou périphérique). Le champ visuel du patient se rétrécit et ce dernier peut également perdre son acuité visuelle. Parfois, plusieurs parties du champ visuel sont perdues. Le glaucome endommage les fibres nerveuses chargées de connecter les cellules rétiennes au cerveau à cause d’une pression intraoculaire conséquente. Lorsque le glaucome évolue sans être pris en charge par un médecin, il peut conduire à la perte irréversible de la vue.

S’il n’existe pas de remède pour guérir du glaucome, on peut toutefois prévenir la maladie.

Comment prévenir la maladie ?

photo de machine d'ophtalmologues

Effectuer un dépistage précoce

Afin de prévenir le glaucome, on recommande aux patients un dépistage précoce et régulier dès 40 ans, à plus forte raison s’il existe des facteurs de risque comme une famille ayant déjà présenté cette pathologie.

Le dépistage d’un glaucome repose sur une série d’examens pratiqués par un ou plusieurs professionnels de santé visuelle. Ces derniers consistent notamment à mesurer la pression intraoculaire du patient et à réaliser un fond d’œil permettant de déterminer la présence de signes de glaucome. D’autres examens complémentaires peuvent être réalisés, comme un OCT (Tomographie par Cohérence Optique).

Un dépistage précoce permet au médecin de prescrire un traitement spécifique au patient : il peut prescrire des collyres (médicaments liquides à instiller dans l’œil) ou un traitement au laser. Une chirurgie peut aussi être envisageable. Ces solutions visent à freiner l’évolution de la maladie en fonction de sa gravité.  

photo d'un oeil de pres

Prévenir les maladies cardiovasculaires

La prévention du glaucome passe aussi par celle des maladies cardiovasculaires, lesquelles sont étroitement liées au glaucome. Il s’agit notamment de privilégier une alimentation équilibrée ainsi qu’une activité physique régulière. Il est fortement recommandé d’arrêter la consommation de tabac ou encore d’alcool. En effet, ces substances ont un impact toxique sur le nerf optique et favorisent les risques cardiovasculaires.

Chez Ophtalmologie Express, à l’occasion de la semaine mondiale du Glaucome, nous offrons aux patients de plus de 50 ans un dépistage gratuit dans tous nos centres (à Paris 11ème arrondissement, Paris 15ème arrondissement, Lorient, Le Havre et Reims).

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