Les différentes formes de strabisme anatomique

Photo de femme portant des lunettes

Le strabisme anatomique, c’est quoi ?

Strabisme congénital

Le strabisme dit anatomique est un trouble visuel congénital : il apparaîtrait dès la naissance (ou quelque temps après). Ce type de strabisme se manifeste par une anomalie liée à la longueur des muscles de l’œil. Ces derniers peuvent être trop longs ou trop courts. On parle d’ailleurs de « troubles des muscles oculomoteurs ».

Deux facteurs de risques peuvent influer l’apparition de ce trouble, le premier étant génétique. En revanche, le strabisme anatomique toucherait aussi – et surtout – les enfants prématurés.

Dans certains cas, il est possible de pratiquer une opération consistant à redimensionner le muscle de l’œil.

Strabisme anatomique VS strabisme accommodatif

Il faut bien distinguer le strabisme anatomique du strabisme dit accommodatif. Chez ce dernier en effet, le strabisme survient entre l’âge de 18 mois et 2 ans. En général, le strabisme accommodatif fait suite à une hypermétropie congénitale qui n’a pas été corrigée au préalable.

Contrairement au strabisme anatomique, le strabisme accommodatif ne nécessiterait pas d’opération puisque des lunettes pourraient suffire à réajuster l’œil touché par ce trouble.

Les deux formes de strabisme anatomique

Strabisme et syndrome de Brown

Le syndrome de Brown est l’une des formes de strabisme anatomique. Le plus souvent d’origine congénitale, il désigne une perturbation de l’oculomotricité résultant d’une anomalie du muscle oblique supérieur. Dans certains cas, la rééducation orthoptique pourrait aider les patients à « muscler » leurs yeux pour traiter ce syndrome. Dans tous les cas, il convient de consulter son ophtalmologue dès que possible.

Le saviez-vous ?
Le syndrome de Brown ne serait pas toujours visible à l’œil nu !

Concernant l’indication potentielle d’une opération chirurgicale, il faudra être prudent. Selon les expertes Danièle Denis et Eve Hadjad, « […] la chirurgie précoce reste discutée, car malgré la gêne dans le regard en haut que peuvent ressentir ces enfants pour voir le monde adulte, elle tend à diminuer avec la croissance. » De plus, différentes techniques peuvent être proposées et présenteraient des résultats tout à fait variables. Il conviendra donc de « rester prudent » face à ce syndrome et de ne « poser l’indication chirurgicale qu’en présence de signes fonctionnels et cliniques précis ».

Photo d'une jeune fille regardant à l'horizon

Le syndrôme de Stilling-Türk-Duane

Le syndrome de Stilling-Türk-Duane se caractérise par une anomalie congénitale du mouvement des yeux. Les mouvements oculaires horizontaux sont limités et on peut observer une rétraction du globe oculaire pendant l’adduction*. Selon EM consulte, « une déviation strabique importante de face et/ou un torticolis compensateur gênant représentent les indications opératoires. »

*Adduction : il s’agit d’une « rotation de l’œil vers le nez, ce mouvement est réalisé par l’action du muscle oculomoteur droit interne » (Source : Guide-Vue.fr)

 

Les suggestions d’Ophtalmologie Express :

S’abonner
Notifier de
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments